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Présentation
Le bioéthanol est un biocarburant destiné aux moteurs à essence. Il est produit à partir de plantes riches en sucre (betteraves, canne à sucre…) ou en amidon (blé, maïs, pomme de terre…). En France, la production de bioéthanol est aujourd’hui assurée à 70% à partir de betteraves et à 30% à partir de céréales, un pourcentage qui va certainement évoluer dans les prochaines années, avec la création de distilleries qui auront pour matières première des céréales (cf rôle de l’Etat dans les présentations des acteurs).
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Grâce à un procédé de fermentation industrielle, le sucre ou l’amidon contenu dans ces végétaux est extrait puis transformé en alcool. Cet alcool (éthanol) est ensuite concentré puis purifié par distillation pour le séparer de l’eau.
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Une fois l’opération d’extraction / purification de l’éthanol effectuée, celui-ci est utilisé principalement de trois façons :
- Utilisé directement dans une base essence spéciale , sans modification du véhicule. Le taux maximal d’incorporation dans le mélange en volume est de 5% en France [17] alors qu’il est de 10% aux Etats-Unis et de 25% au Brésil. Solution transparente pour le consommateur final, mais qui nécessite de grandes précautions dans la préparation pour éviter les phénomènes de démixtion (séparation des phases essence et alcool) et d’augmentation de la volatilité.
- Mixé avec de l’isobutène (rapport 49%/51%) pour faire de l’ETBE (éthyl-tertio-butyl-éther). Solution préférée en Europe, car évite les phénomènes cités plus haut et toujours sans incidence pour le consommateur final. La synthèse de l'ETBE étant très proche de celle du MTBE (additif d'origine pétrolière déjà utilisé pour améliorer l'indice d'octane), les investissements en moyens sont faibles. Sans en avoir conscience, en France, nous roulons déjà avec de l’ETBE (seulement 1% de l’essence consommée [9] ) !
- Utilisé en mélange riche (E85) : composé de 85% de bioéthanol et de 15% d’essence sans plomb 95, c’est la solution considérée pour l’instant comme la plus écologique. Son inconvénient majeur est qu’elle nécessite néanmoins une modification du véhicule (dit flex-fuel), dont le moteur, équipé de capteurs, est capable de s’adapter automatiquement au mélange utilisé. Si aujourd’hui de nombreux véhicules de ce type roulent au Brésil, le développement de cette technologie ne fait que commencer en Europe, mais l’intérêt des constructeurs a été manifeste lors du Mondial de l’Automobile 2006.
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